Rencontrez Xavier Hollandts, chercheur partenaire de notre prochaine Recherche Collaborative !

Notre prochaine Recherche Collaborative sur les pratiques d'intrapreneuriat, c'est aussi un partenariat unique avec Kedge Business School. Nous avons posé quelques questions à Xavier Hollandts, notre chercheur partenaire, pour en savoir plus sur la façon dont il envisageait cette aventure apprenante !

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Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ? Vos sujets de recherche ?  

J’ai un parcours assez classique pour un enseignant-chercheur, de longues années d’études après le bac pour aboutir à une thèse de doctorat (en gestion) à 28 ans. Ensuite différents postes dans quelques institutions françaises avant de rejoindre KEDGE Business School en 2014. Cette même année j’ai également soutenue une habilitation (HDR) qui me permet à mon tour d’encadrer des thèses de doctorat. J’en ai fait soutenir une et en encadre actuellement trois autres. Mes recherches sont à l’intersection de l’économie et de la stratégie. Je me concentre sur des questions de gouvernance essentielles et consacre quasiment toute mon activité pédagogique à enseigner l’entrepreneuriat. J’accompagne également les étudiants dans leur création d’entreprise à travers le processus d’incubation interne à KEDGE BS.

Pourquoi la problématique de l’intrapreneuriat vous semble-t-elle intéressante ? 

Elle est tout simplement cruciale pour nos entreprises actuelles ! En effet, comme le souligne Rita Mc Grath, les avantages concurrentiels ne veulent plus signifier grand-chose à l’heure de la disruption permanente. Il faut dès lors que les grandes entreprises s’inspirent de l’agilité et de la capacité d’innovation des startups pour développer les produits et les modèles économiques de demain. Si les entreprises ouvrent actuellement leurs portes à des étudiants (hackaton) ou encouragent leurs salariés à développer des attitudes entrepreneuriales, c’est bien parce qu’elles se rendent compte que les processus « top-down » de l’innovation ne sont plus adaptés aux enjeux modernes. Dès lors, pour utiliser un mot à la mode, il faut hacker l’innovation et l’intrapreneuriat peut être un moyen privilégié !

Selon vous, quels sont les enjeux d’un sujet de recherche sur l’intrapreneuriat ?

 Le premier enjeu est de savoir de quoi on parle : qu’est-ce qui distingue l’innovation au sens large de l’intrapreneuriat ? les deux se recoupent-ils forcément ? Après cette phase préliminaire, je pense que les entreprises partenaires seront ravies d’échanger sur plusieurs sujet ayant trait à la détection des bon profils, au management des salariés concernés, aux bonnes pratiques possibles notamment. Mais décrire ne sera pas suffisant, il faudra aussi s’interroger sur le sens de l’intrapreneuriat et la façon dont les organisations peuvent embarquer ces sujets. Décréter ou instaurer l’intrapreneuriat ne suffit pas, il y a tout un travail de conviction et d’accompagnement à réaliser à mon sens.

Comment envisagez-vous cette recherche collaborative ? Qu’avez-vous envie d’y apporter ? 

Je l’imagine d’abord comme une belle rencontre entre des entreprises partenaires intéressées et mobilisées sur le sujet et qui vont jouer « le jeu » ! Pour l’avoir expérimentée par le passé, cette forme de collaboration peut être très intéressante pour tous les partenaires. A titre personnel, je sais que cette expérience va m’apporter beaucoup de choses dans ma vie d’enseignant bien sûr mais aussi en tant que chercheur. Le chercheur en gestion a presque le devoir de soumettre et de tester ses idées ou hypothèses auprès de managers et de collaborateurs confrontés aux questions que lui (ou elle) se pose. C’est donc une occasion unique de faire progresser les connaissances sur le sujet. Par conséquent, j’imagine que cette recherche sera réellement collaborative avec différentes prises de paroles et du travail interactif en atelier ou en petit groupes. J’attends avec impatience les moments de restitution qui sont souvent des moments forts dans ce type de recherche. J’espère apporter tout au long de ce processus ma capacité d’analyse et de synthèse mais également ma capacité à réinterroger les évidences ou les idées reçues sur les sujets qui vont nous occuper. Car c’est aussi à ce niveau que le chercheur peut apporter des éléments et un regard différent et complémentaire.

Qu’aimeriez-vous partager avec les entreprises partenaires lors des différents temps d’échanges qui auront lieu ? 

Idéalement des questions communes et une réelle progression sur les sujets abordés. J’espère qu’à la fin du processus nous aurons progressé ensemble en nous apportant mutuellement. De façon peut-être anecdotique, j’espère à mon niveau, contribuer, avec les membres de Conseil & Recherche, à rapprocher le monde de la recherche du monde de l’entreprise. Ce sont deux mondes qui parfois se croisent, mais qui peinent encore à travailler réellement main dans la main sur une longue période. Je suis persuadé que ce projet y contribuera à sa façon. En tout cas, je suis impatient de démarrer !